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Pays et population

Le peuple brésilien a trois principales origines ethniques. Aux Indiens qui se trouvaient déjà au Brésil, sont venus s'ajouter par vagues successives, des Européens (surtout des Portugais) et des Africains (de la côte sub-saharienne). Plus récemment, sont arrivés des arabes et des Asiatiques. Au 16e siècle, le territoire qu'est aujourd'hui le Brésil, était peuplé par plusieurs centaines de tribus d'Indiens qui, même si elles se ressemblaient du point de vue physique, parlaient des langues et avaient des cultures différentes. Les groupes qui parlaient les langues Tupi et Guarani, et qui vivaient le long de la côte et dans le proche arrière-pays, se sont vite mélangés aux colons portugais. Par ailleurs, les groupes qui parlaient d'autres langues (les groupes linguistiques Gê, Aruak et Karib), et qui vivaient à l'intérieur des terres, ont mis plus de temps pour nouer des contacts avec les nouveaux venus.
Aujourd'hui, le nombre d'Indiens, au Brésil, s'élève à environ 250 000. Ils sont approximativement divisés en 200 groupes et parlent encore quelque 180 langues différentes. Les Indiens vivent dans de vastes régions, qui correspondent à 10% de la totalité du territoire brésilien (850 000 km2), réservées pour eux par le gouvernement fédéral. Dans ces régions, qui représentent plus d'une fois et demie la France, les Indiens sont libres de garder leur mode de vie.
À partir de la moitié du 16e siècle, des Africains appartenant aux groupes ethniques bantou et soudanais (une grande partie du groupe soudanais était originaire de la nation Yorouba, qui vivait dans les actuels Nigeria et Bénin), ont été amenés au Brésil pour y travailler comme esclaves dans la culture de la canne à sucre, et, plus tard, dans les mines d'or et de diamants, et dans les plantations de café. Le processus d'intégration entre Européens et Indiens s'est rapidement étendu aux esclaves noirs. Le mélange ethnique s'est poursuivi quand le Brésil a commencé, à la fin du 19e siècle, à recevoir un nombre croissant d'immigrés, venus de partout. Même après l'indépendance, en 1822, le Portugal est resté la source la plus importante de migrants vers le Brésil.
Dans la première moitié du 20e siècle, conséquence de la guerre ou des pressions économiques, des contingents considérables d'immigrés originaires de toute l'Europe sont arrivés au Brésil, qui comptait déjà d'importants contingents de population ayant pour origine l'Italie, l'Ukraine, la Pologne, l'Allemagne, la Grèce, les Balkans, et l'Ancien Empire Ottoman. En 1908, arrivèrent les 640 premiers immigrés du Japon.
En raison d’un environnement social accueillant, une vague de migration s’est vite développée, avec pour résultat aujourd’hui, que c’est au Brésil que l’on trouve le plus grand groupe d’émigrés japonais.
Le portugais est la langue que l'on parle au Brésil. Il n'y a pas de dialectes régionaux. Le Brésil est le seul pays des Amériques où l'on parle portugais.
En 1997, la population brésilienne était de 160 millions, soit la sixième du monde après la Chine, l'Inde, les États-Unis, l'Indonésie et la Russie. La population brésilienne est jeune, avec 62 % d'individus de moins de 29 ans. Si l'on considère le taux élevé de croissance de la population au début, et pendant la première moitié du 20e siècle, le Brésil a subi une dramatique transformation démographique depuis 1970. Cette tendance est due en grande partie au processus d'urbanisation massive et de modernisation économique. Le taux de fertilité a chuté de 6,3 enfants par femme au début des années 60, à 4,4 dans les années 80, entraînant une diminution du taux annuel d'augmentation du nombre des naissances de 2,9 % dans les années 60, à moins de 1,9 % prévu pour les années 90.
La constitution brésilienne garantit une liberté de culte absolue. Avec la proclamation de la République en 1889, le Brésil a cessé d’avoir une religion officielle, bien qu’en 1980, à peu près 90 % de la population se déclarait catholique romaine. Le Brésil se vante en effet d’être le plus grand pays catholique du monde. Récemment, les groupes protestants ont vu leur importance s’accroître, et on trouve des disciples locaux des églises protestantes de courants dominants en Europe et aux États-Unis.
La diversité religieuse du Brésil inclut également des convertis à l'église de Jésus-Christ des Saints du Dernier Jour (Mormons), des petites minorités de juifs, de musulmans, de bouddhistes, et d'adeptes du "candomblé". Le "candomblé" est une religion développée au Brésil par les esclaves Yorouba, du Nigeria et du Bénin, qui associe des divinités animistes aux figures catholiques correspondantes.
Bien que le Brésil soit la sixième nation du monde par sa population, la densité démographique sur l'ensemble du territoire est faible, comparée à celle d'autres pays. La population est concentrée dans les régions qui bordent la côte atlantique des États du Sud-est et du Nord-est. L'activité industrielle est concentrée dans la région Sud-est, avec 50 % de la production industrielle dans l'État de São Paulo. Depuis 1970, les migrations du Nord-est. vers le Sud-est, de même que des zones rurales vers les zones urbaines ont été considérables. Plus récemment, les migrations de populations se sont tournées vers les régions moins peuplées du Nord et du Centre-Ouest.
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